Osaka la nuit

Carnet de voyage au Japon

Le Japon est un pays qui a toujours cherché à concilier tradition et modernisme. Je vous invite à découvrir ce pays mystérieux et passionnant en partageant mes impressions de voyage au cours d'un périple qui m'a conduit de Tokyo à Osaka… Entre Paris et Tokyo, près de 10.000 kilomètres qui seront parcourus en douze heures de vol. Et sans oublier un décalage horaire de… 8 heures !

Tokyo

Avec plus de 37 millions d’habitants, le grand Tokyo regroupe le 1/4 de la population du Japon et constitue la plus grande agglomération urbaine du monde. En bonne partie détruite au cours de la dernière guerre, Tokyo a connu, dans la 2ème moitié du 20ème siècle un très fort développement industriel, en particulier dans l'électronique, et est devenue une des premières places financières du monde.

Shibuya

Tokyo, Shibuya

Le quartier de Shibuya est un des quartiers les plus animés de Tokyo: c'est un centre de la mode, en particulier pour les adolescents. Un symbole de ce quartier pour les jeunes est la tour 109 un centre commercial qui renferme une centaine de boutiques consacrées aux dernières tendances de la mode.

Devant la gare, aux heures de pointe, le carrefour de Shibuya passe pour être un des plus fréquentés au monde… Voici la statue de Hachico, un chien dont le maître vivait à proximité de la gare; après la mort de celui-ci, le chien continua à venir l'attendre tous les jours pendant près de 10 ans ! Cette histoire entra dans la légende et l'on érigea devant la gare une statue à la mémoire du chien.

Au Japon, on ne fume pas dans la rue: les fumeurs doivent donc impérativement utiliser les zones fumeurs pour "griller une cigarette"...

Mairie de Tokyo

Formée de 2 tours jumelles de 243 mètres de haut et 48 étages, la Mairie de Tokyo propose à son sommet un observatoire panoramique sur la ville. Un ascenseur nous emmène au sommet en moins d'une minute !

Akihabara

Le métro de Tokyo, moderne, propre, efficace, en fait fidèle à sa réputation ! Nous allons à Akihabara, le quartier de l'électronique qui est devenu la zone des geeks… On y trouve toutes les pièces détachées imaginables…

Tokyo TakeshitaTakeshita

A nouveau le métro, pour nous rendre à Takeshita. Harajuku, le célèbre quartier de la mode, se résume en fait à Takeshita Dori. Cette rue piétonne d'à peine 400 mètres de long recèle les boutiques les plus tendances auprès des jeunes. Les adolescentes adorent s'y promèner à la recherche des dernières tendances de la mode mais aussi pour se montrer. C'est le paradis des lolitas, ces adolescentes folles des dernières modes et pour lesquelles rien n'est trop excentrique !!

Senso-ji

Tokyo, Senso-ji

Nous nous dirigeons maintenant vers Senso-Ji, le temple le plus visité de Tokyo. Nous allons y parvenir par la rue Nakamise: celle-ci débute par une porte où est suspendue une énorme lanterne, célèbre dans le quartier et devant laquelle il faut absoluement se faire photographier. C'est une rue commerçante et très animée où on vend de tout, des babioles mais aussi de l'artisanat authentique. Ici on peut rencontrer des femmes habillées de façon traditionnelle en kimonos très différents suivant l'age, le statut social, la provenance…. Il est même très à la mode, pour des touristes chinoises, de venir se faire photographier en tenue locale !!

Senso-Ji, le plus ancien temple bouddhiste de Tokyo, est dédié à la déesse Kannon, très populaire au Japon car elle incarne la compassion. Nous passons une 1ère porte, la porte du Tonnerre, puis une 2ème, la porte Hozomon; accrochées sur ses piliers, on peut remarquer deux sandales de pélerin démesurées, les waraji, qui portent chance et bonheur à tous ceux qui les touchent.
Une fois atteint le bâtiment principal du temple, la salle de la déesse Kannon, en haut d’une volée de marches, il est respectueux de s’incliner devant l’autel et de taper deux fois dans ses mains avant de les joindre puis de déposer dans un tronc une pièce de monnaie, une obole en hommage à Kannon. A gauche du temple, la pagode à cinq étages la deuxième plus haute du Japon. Derrière la pagode, un jardin japonais permet d'échapper à la foule et de retrouver un minimum de calme...

Tokyo Meigi-jinguMeiji-jingu

Meiji-Jingu est un immense sanctuaire shintoiste situé en plein cœur de Tokyo. Il s'étend sur environ 70 ha. Le chemin principal menant au sanctuaire est ouvert par un torii, en cyprès de Taiwan, de 12 mètres de hauteur, ce qui en fait le plus haut du Japon. Erigé en 1920 en l'honneur de l'empereur Meiji et de l'impératrice Shoken, détruit par les bombardements de la dernière guerre, le temple a été reconstruit en 1958 mais garde toute son authenticité.

Bordant l'allée centrale, de nombreux futs de saké ont été offerts par des donateurs généreux mais aussi soucieux de se faire un peu de publicité.
En face, beaucoup plus original, des tonneaux de vin de Bourgogne, et uniquement des grands crus...! Sachant que l'empereur Meiji appréciait le vin, Yasuhiko Sata, délégué de la Maison de Bourgogne à Tokyo et citoyen honoraire de Bourgogne a fait ce précieux cadeau au sanctuaire pour honorer l'amitié et la paix entre la France et la Japon.

A l'entrée du temple, purification spirituelle en se versant de l'eau sur les 2 mains et la bouche. Des emas, tablettes en bois porteuses de vœux, sont à la disposition de tous, moyennant une modeste contribution, avant d’être récupérées et transmises par les prêtres.

Musée de TokyoMusée national

Installé au sein du parc Ueno, le Musée National de Tokyo est le plus grand du Japon; il présente des collections d'art japonais uniques au monde. Dans ses différentes galeries, on découvre des paravents, des tenues d'apparat, différents styles de kimonos, des statues de Bouddha, des masques, des estampes, des vases et des assiettes. Dans le même parc, le National Museum of Western Art nous réserve une surprise: il présente une exposition Rodin avec les œuvres les plus fameuses du sculpteur, en particulier les Bourgeois de Calais ou le Penseur.

Cerisiers en fleursTokyo Cerisiers

Chaque année, avec l'arrivée du printemps, c'est l'éclosion très attendue des bourgeons roses des cerisiers, les sakuras en japonais. On peut profiter de cette floraison pendant 2 petites semaines: c'est alors que les Japonais, qui attendent cette période avec impatience, se pressent en foule dense sur les lieux où la floraison est renommée, tels que le parc Ueno à Tokyo.

Tour de Tokyo

Tour de TokyoIlluminée chaque nuit, la tour de Tokyo, rouge et blanche, est un des points de repère de la ville. C'est une tour métallique comme la tour Eiffel à Paris. Avec une hauteur de 332m, elle dépasse légèrement celle-ci. Par contre, réalisée plus récemment (en 1958), elle s'avère beaucoup plus légère que la Tour Eiffel (4.000 tonnes au lieu de 10.000).

SumoLe sumo

Le sumo reste le sport japonais le plus ancien, le plus typique et aussi le plus populaire. Chaque combat déchaine les passions du public. Il n'y a aucune limite de poids. Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le cercle de combat. Celui-ci se déroule dans un cercle de 4m; pour gagner, il faut soit pousser l’adversaire hors du cercle ou le faire tomber. Si les rituels préparatoires sont longs, les combats sont violents et très courts, de 10 à 15 secondes.

Kawaguchiko et le Mont Fuji

Mont FujiA l'ouest de Tokyo, le lac de Kawaguchiko. Nous sommes ici à 830m, dans une zone sauvage et montagneuse particulièrement prisée des Tokyoites pour les vacances. Nous sommes ici au pied du Mont Fuji, véritable symbole du Japon. Kawaguchiko est donc la base de départ pour tous les randonneurs qui veulent en faire l'escalade.

Les ryokans

Dans cette région où les sources chaudes sont nombreuses, l'hébergement se fait en général dans des ryokans, des hôtels traditionnels japonais. On quitte ses chaussures à l’entrée du ryokan; à l'intérieur, on porte le yukata, kimono de coton à motifs bleus et blancs, mis à disposition dans chaque chambre.

Onsen

Les chambres sont de grandes pièces munies de cloisons coulissantes et d’une table basse au milieu de la pièce. Le sol est recouvert de tatamis; le couchage est constitué d'un futon en paille de riz.
Dans les ryokans, on fait sa toilette dans des bains collectifs: les clients, hommes et femmes séparés, disposent de postes de toilettes ainsi que d'une petite piscine. Attention pour les timides, la nudité est de rigueur !

A cette occasion il faut signaler un détail important: au Pays du Soleil Levant, même les toilettes sont High Tech, aussi bien dans les lieux publics que dans les appartements privés! Equipées d’un système de douchette réglable qui sert à se laver les parties intimes à l’eau tiède, elles font office pour les occidentaux, de toilettes du futur.
Sanitaire Sur le coté, un véritable tableau de bord qui heureusement, avec les signes clairs de ses touches, est assez explicite. Et quel confort avec ces toilettes qui sont finalement plus hygiéniques... Ah, vivement qu'elles soient adoptées dans les pays occidentaux !!

Kyoto

A 500 km à l'ouest, Kyoto, l'ancienne capitale du Japon. Symbole du Japon traditionnel, musée vivant détenteur de 17 sites classés par l'UNESCO, Kyoto est irriguée par une histoire qu'aucune autre cité japonaise ne saurait égaler. Comme à Tokyo, le métro est propre, moderne et efficace. Ici, plus qu'ailleurs, cohabitent modernisme et tradition, urbanisme tentaculaire et anarchique mais aussi de vieilles ruelles étroites inchangées depuis plus d'un siècle.

Le centre ville

Autrefois artère principale et bouillonnante de Kyoto, Teramachi s’étend encore aujourd’hui du Nord au Sud du quartier de Shijo. Les étals ont toutefois quelque peu changé. Si des vendeurs de thé de qualité ou de vieilles librairies subsistent, la plupart des commerçants vous proposent des produits high-tech et souvenirs en tous genres. Parallèle à Teramachi, Shinkyogoku est l'étape obligée pour les adolescents japonais depuis des générations. Tracée au tout début de l’ère Meiji en 1872, elle assure toujours la même fonction qu’à son origine ; apporter de quoi s’amuser et se rassasier.

Le Pavillon d'or

Pavillon d'orLe pavillon d'or est un des monuments les plus célèbres du Japon. Il est absolument indispensable pour un Japonais d'immortaliser la visite de ce magnifique temple par une photographie. Construit initialement en 1397, il fut détruit par un incendie en 1950.
Cet épisode a inspiré un très célèbre roman de Mishima Yukio: "Le pavillon d'Or". C'est en 1955 qu'il fut reconstruit à l'identique à la différence qu'il fut cette fois recouvert de feuilles d'or plus épaisses et sur les 2 étages (auparavant seul le dernier étage était doré). Le bois sombre du rez-de-chaussée contrebalance parfaitement la splendeur des deux étages supérieurs. Situé en bordure d'un étang qui reflète son image, ce temple semble flotter sur l'eau.
Ici, comme dans tous les temples bouddhiques, on brule de l'encens et on s'imprègne des fumées pour se purifier; ensuite, on agite la cloche pour réveiller Bouddha et qu'il soit bien attentif à nos prières.

Ryoan-JiRyoan-ji

Le principal attrait du temple Ryoan-Ji est son jardin sec. Celui-ci serait le plus célèbre du monde et le plus spectaculaire dans sa simplicité : en fait, il s'agit de 15 rochers disposés sur une mer de graviers blancs soigneusement ratissés pour y dessiner des sortes de vagues.
La disposition des rochers serait faite de telle sorte qu'on ne puisse pas les voir tous ensemble: ceci contribuerait à donner un aspect zen au jardin.

Nijo-jo

Réalisé au 17ème siècle, le Nijo-jo est un ensemble de plusieurs chateaux, protégés par des fortifications et entourés de jardins: l'ensemble s'étend sur près de 30 hectares. A l'époque où Kyoto était la capitale du japon, c'était la résidence de l'empereur. Outre son élégance architecturale au style prisé des samouraïs, le chateau de Nijo-jo frappe le visiteur occidental par la sobriété de ses lieux.
Le jardin du château est parsemé de vergers, de cerisiers du Japon et de ginkgos. Il possède entre autres un grand bassin avec trois îles et de nombreuses pierres placées avec précision, ainsi que des pins miniatures.

Kiyomizu-dera

Kiyomuizu-deraLes édifices actuels de Kiyomizu-dera datent de 1633. Le bâtiment principal est célèbre pour sa plateforme, soutenue par des centaines de piliers, à flanc de colline et qui donne une vue impressionnante sur Kyoto.

L'expression japonaise "se jeter du Kiyomizu-dera" est l'équivalent de l'expression française "se jeter à l'eau". Cette expression a pour origine une tradition qui prétendait que si une personne survivait à un saut depuis la plateforme du temple, son vœu se réaliserait. 234 sauts ont été comptabilisés avec un taux de survie de 85 %: en fait, il faut préciser que le saut ne fait que quinze mètres, et une importante végétation en contrebas de la plateforme est là pour amortir la chute du pèlerin. Malgré tout, la pratique a depuis été interdite.

Comme dans tous les temples, les japonais ont l'habitude de faire bruler de l'encens pour se purifier le corps et l'esprit. Ici nous sommes dans un temple shinto: pour prier les japonais font une offrande (une pièce de monnaie), font teinter la cloche, s'inclinent deux fois et frappent également 2 fois dans leurs mains ce qui est spécifique aux temples shinto.

Le complexe contient de nombreux autres temples: le Jishu-jinja, dédié au dieu de l'amour et des "bonnes rencontres", a beaucoup de succès. A l'intérieur, 2 énormes "pierres d'amour" sont placées à dix-huit mètres l'une de l'autre: les visiteurs célibataires doivent essayer de franchir les yeux fermés la distance entre les 2 pierres. S'ils réussissent, c'est le présage d'une future rencontre amoureuse.

En contrebas du bâtiment principal se trouve la source Otowa-no-taki. Les visiteurs du temple boivent de son eau dans des coupelles en fer, eau qui aurait des propriétés thérapeutiques. Il est dit que boire de cette eau confère santé, longévité et succès dans les études.

Gion

GionGion est le vieux quartier de Kyoto où les maisons anciennes bien préservées rappellent la ville d'autrefois. Gion est parsemé de ruelles étroites, de maisons en bois et de maisons de thé. Celles-ci sont des établissements traditionnels où les clients (autrefois des samouraïs, aujourd’hui des hommes d'affaires) se divertissent en compagnie de geikos, les geishas de Kyoto. Gion est le quartier des geihas et de leurs apprenties les maikos.Geisha

Une geisha est une artiste et une dame de compagnie, qui dédie sa vie à la pratique raffinée des arts traditionnels japonais. Les geishas étaient nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Estimées encore à 17 000 dans les années 1980, elles ne sont plus qu'environ 200 de nos jours, la plupart ici à Kyōto.

Malgré tout, leur tenue fascine toujours non seulement les jeunes japonaises mais aussi les jeunes touristes chinoises ou coréennes pour qui c'est très à la mode de venir se promener habillées en geisha dans les ruelles de Gion entre amies ou au bras de son chevalier servant qui n'en est pas le moins fier: en général, elles ne sont ni coiffées ni maquillées, se promènent lentement en riant et posent avec plaisir devant le premier appareil photo de touriste....!
Les kimonos en soie étant très chers, désormais certains hôtels ou établissements spécialisés louent à l'heure des tenues complètes pour homme et femme pour aller déambuler dans les rues de Gion et rêver quelques instants en se prenant pour une geisha…

Nara

40 km au sud de Kyoto, Nara. Elle fut la première capitale du Japon au 8ème siècle avant que celle-ci soit transférée à Kyoto. Epargnés par les bombardements de la dernière guerre, les magnifiques temples bouddhiques de la ville ont miraculeusement survécu; ils sont tous disséminés dans un immense parc, en plein centre de la ville.

Bouddha de NaraCe parc est peuplé de plus de 1,000 daims. Considérés comme des messagers des dieux dans la religion Shinto, ces bêtes sont sacrées.
Très peu farouches, elles s'approchent des visiteurs et cherchent partout de la nourriture : une des coutumes du lieu est de les nourrir en achetant des galettes concues spécialement pour les daims et vendues pour quelques yens dans de nombreuses échopes du parc. Bien entendu, ils font la joie de tous les enfants...

Todai-ji

Achevé en 746, le temple majestueux du Todai-Ji avait autorité sur tous les temples boudhiques du Japon. Avec ses 49m de haut, la grande salle, le Daibutsu est une des plus grandes salles en bois du monde. C'est elle qui abrite la statue du grand Boudha en bronze.
Celui-ci, en position assise, fait quand même 16m de haut et pèse 500 tonnes dont 130 kg d'or. A ses côtés, 2 boudhas plus petits représentent la sagesse.
Egalement de chaque coté du grand Boudha, 2 gardiens célestes veillent sur lui. Derrière le Boudha, l'un des piliers du temple est l'objet de beaucoup d'attention de la part des familles.

Un grand trou est creusé à sa base, qui aurait exactement la taille d'une narine du grand boudha soit 50 cm. La légende dit que ceux qui passent à travers ce trou seront bénis par l'illumination dans leur prochaine vie....

A l'extérieur, la statue de Pindola, un de ceux qui ont atteint le but final de la pratique bouddhique. On lui attribue des pouvoirs occultes: toucher une partie de Pindola puis se toucher la même partie de son corps malade permettrait de guérir le mal...

Kasuga-Taisha

Le sanctuaire Kasuga-Taisha est un sanctuaire shintoiste initialement construit en 768 puis reconstruit tous les 20 ans selon la tradition shintoiste jusqu'à la fin du 19ème siècle.

Il est situé dans un immense parc, véritable havre de calme et source de quiétude. En 965, le Kasuga-Taisha fut choisi, à travers tout le Japon, pour faire partie de 16 lieux saints, où les messagers de l’Empereur étaient envoyés pour communiquer avec les Dieux protecteurs du pays. L'allée menant au sanctuaire est bordée de centaines de lanternes en pierre, dons de pieux voyageurs.

Après les lanternes de pierre, place aux lanternes de bronze. Suspendues à des crochets aux avant-toits des bâtiments, alignées mais à des hauteurs différentes, elles semblent pouvoir s’ébranler à tout moment au gré du vent. En tout, le sanctuaire disposerait de plus de 3,000 lanternes.

Kōfuku-ji

KofukuLe Kōfuku-ji nous rappelle aujourd’hui avec splendeur la gloire passée de Nara, capitale du Japon de l’an 710 à l’an 784. A son heure de gloire, ce temple bouddhiste comptait plus de 170 édifices.

Aujourd'hui, il n'en reste qu'une infime partie, dont la pagode à cinq étages qui est, avec ses 50 m de haut, la deuxième plus haute pagode du Japon et un des grands symboles de Nara.

Mont Koya

Au sud d'Osaka, nous nous enfonçons dans la montagne en direction d'une zone reculée, consacrée à la prière et à la méditation: les monastères du Mont Koya. Nous sommes ici à 900m: c'est le mois de mars, il fait très froid et il neige…!. Koya-san est un ensemble de monastères qui a été fondé il y a 12 siècles par le célèbre moine Kûkai, au cœur des montagnes, à l'écart des distractions du monde afin de permettre aux moines de prier et méditer en paix.

Oku no in

KookaiA partir de la fin du 10ème siècle, une croyance commença à naître: Kukai ne serait pas décédé mais serait entré en méditation pour l'éternité. La dévotion envers Kukai s'est alors perpétuée sur plus de 1,000 ans et ce lieu attire depuis toujours de très nombreux pélerins.

Devant le mausolée de Kukai, dont il est interdit de prendre la moindre image, s'étend la nécropole d'Oku no in: celle-ci regroupe le long d'allées bordées de cèdres centenaires plus de 200,000 pierres tombales dédiées à la mémoire aussi bien de grandes figures historiques que de gens ordinaires. En effet, tout boudhiste japonais souhaite que ses cendres reposent ici car c'est là que le Boudha du futur doit arriver sur terre... C'est alors que Kukai sortira de sa méditation et que tous les esprits en attente pourront le suivre. Oku no in

Souvent, les statues de bouddha sont recouvertes de vêtements ou portent au cou un bavoir vermillon. Il s’agit d’offrandes que les mères laissent pour protéger leurs enfants dans ce monde ou leur porter chance dans l’au-delà. De grandes entreprises ont également érigé des tombes pour leur personnel. Oku-no-in est le plus grand cimetière du Japon.

Pagode Taho-to

La pagode Taho-to, à 2 étages, fut construite en 1223. C'est la plus ancienne de Koya-san: classée "trésor national", elle figure également sur la liste du patrimoine mondial. Cette pagode est d'une forme unique: en effet elle comprend deux étages.
Le deuxième étage a une balustrade et semble habitable mais est néanmoins inaccessible et n'offre aucun espace utile.

Hébergement en monastère

Pagode Taho_toA Koya-san, nous allons être hébergés dans un monastère comme des pèlerins. Dès notre arrivée, on enlève ses chaussures et on s'installe dans des chambres plutôt spartiates: futons, oreiller en paille de riz et chauffage qui ne marche pas plus de 2 heures...
Bien sur, la salle de bains et les toilettes sont communes: une série de couloirs nous y mène mais on ne pourra pas éviter de sortir dehors et cette nuit il fait -5 sous abri... On va coucher tout habillé et on va éviter de se relever en pleine nuit !
Pour le diner et le petit-déjeuner, on pouvait s'y attendre, uniquement des plats japonais et végétariens : un assortiment de légumes assaisonnés de différentes façons... !
Mais l'hébergement dans ce monastère est avant tout l'occasion de vivre une expérience unique, de découvrir la religion boudhiste en participant en particulier à une séance de méditation et à l'office du matin.

Kongobu

Après la neige et le froid de la veille, le soleil est de retour: Kongobu, combinaison de 2 anciens monastères, est devenu le centre administratif du bouddhisme à Koyasan et le lieu de résidence du supérieur.
Le jardin de pierre, toujours parfaitement ratissé, retient l'attention. Le pavillon principal est décoré de paravents peints et richement travaillés.

Okayama

Okayama

Au sud-ouest du Japon, sur la route d'Hiroshima, Okayama est une ville moyenne d'environ 700.000 ha qui se revendique la locomotive économique de la région.

La principale curiosité d'Okayama est son château, surnommé le Château du Corbeau car il est entièrement peint en noir.

Le jardin du château est un des plus beaux du Japon; créé en 1700 sur 17 ha, celui-ci présente d'anciennes maisons de thé, disposées au milieu de grandes pelouses, de ravissants lacs, de gracieux bosquets et de paisibles collines, allées et cascades.

Hiroshima

C'est ici que, le 6 août 1945 à 8h 15, un évènement change la face du monde: un bombardier B-29 américain, baptisé par le pilote Enola Gay, les prénoms de sa mère, largue à 9.000m d'altitude une bombe à l'uranium 235 d'une puissance de 15 kilotonnes. La bombe explose à 587m du sol, en plein centre d'Hiroshima. 75.000 personnes sont tuées sur le coup; environ 100.000 vont agoniser dans les jours qui suivent.

DomeSur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Hiroshima a été choisie comme cible, car elle n'avait pas encore subi de raids aériens: ceci permettrait de mieux évaluer l'impact de la bombe atomique; de plus, l'impact de la bombe sur une zone encore non bombardée serait plus impressionnant pour la population.

Les autorités de la ville décidèrent très tôt de réaliser, dans le centre de la ville, le Parc du Mémorial de la Paix qui regroupe plusieurs monuments consacrés à la mémoire des vistimes de la bombe.

Le Dôme, ancien centre de promotion de l'industrie, très proche de l'hypocentre, résista malgré tout au souffle: la ville d'Hiroshima décida de le garder en l'état, afin de laisser une empreinte éternelle à cette catastrophe.

MémorialLe Cénotaphe de la Paix est en forme d'arche: il comprend 59 volumes consignant le nom des 281.000 victimes de la bombe; cette liste est régulièrement mise à jour en fonction des victimes irradiées qui décèdent chaque année. Sur le cénotaphe, une plaque gravée en plusieurs langues sur laquelle on peut lire : "Reposez en paix car nous ne laisserons pas se reproduire la tragédie".

Le Mémorial consacré aux enfants est le plus émouvant: en haut du monument, la petite Sadako, morte d'une leucémie induite par les irradiations, tient dans ses mains une grue en papier: selon une tradition japonaise, celui qui plie un millier de grues peut avoir son souhait exaucé. Quelques arbres rescapés de l'explosion ont réussi à survivre tout en portant les traces de l'irradiation.

Le Musée du Mémorial de la Paix, imposant édifice de béton et de verre, accueille plus d’un million de visiteurs par an, venus du monde entier. Il met l'accent sur les dommages causés par la bombe et par les rayonnements radioactifs émis lors de son explosion.

Des effets personnels ayant appartenu aux victimes, des photographies et d’autres pièces, traduisent toute l’horreur de cette tragédie. Les légendes accompagnant des jouets pour enfants fondus ou des uniformes d’écoliers en lambeaux apportent une dimension terriblement humaine à cette catastrophe.

Miyajima

Miyajima_ItsukushimaNon loin d'Hiroshima, la petite île de Miyajima est considérée comme un des 3 plus beaux sites du Japon.
Des paysages magnifiques, des temples et des sanctuaires dont l'un est inscrit au Patrimoine Mondial, une nature abondante et préservée, un lieu chargé d'histoire et de mystères: bref, c'est tout simplement le Japon en miniature.
Pour la religion shintoiste, cette île est sacrée: on ne peut ni y naître, ni y mourir; il est interdit d'abattre des arbres d'où la présence d'une végétation luxuriante.

Itsukushima

A proximité du débarcadaire, le sanctuaire d'Itsukushima a été originellement construit au 6ème siècle puis complètement remanié en 1168. Dominant la mer, sa construction unique et imposante est d'une grande beauté artistique.

Le Torii

Miyajima ToriiDevant le sanctuaire, un immense torii écarlate émerge des flots à marée haute. Symbole culturel et religieux, ce monument est devenu l'icône du Japon.

Erigé en même temps que le sanctuaire, il a été reconstruit en 1874 dans sa forme actuelle. Il culmine à plus de 16m de haut et pèse environ 60 tonnes.
Son toit en écorce de cyprès japonais a 24 m de long. Les 2 piliers principaux, de 10m de circonférence, sont en bois de camphre; les 4 piliers de soutien, plus petits, sont en bois de cèdre.

Osaka

Ce matin, nous reprenons la route vers l'est en direction d'Osaka. Avec environ 3 millions d'ha, Osaka est la 3ème ville du Japon après Tokyo et Yokohama le port de la capitale. Véritable pilier économique du Japon, c'est le centre industriel et commercial du pays. Osaka symbolise parfaitement cette énergie inépuisable qui caractérise tout Japonais. " Osaka nous propose sont visage résoluement contemporain avec sa jungle de gratte-ciel, d'immeubles de bureaux, d'hôtels et de centres commerciaux.

Château d'Osaka

Majestueusement dressé sur sa colline, le Château d'Osaka semble incarner toute la grandeur d'un passé glorieux. Construit initialement en 1585, le château, détruit et reconstruit à plusieurs reprises, a finalement été reconstruit en 1931, parfaite réplique en béton du batiment original. Composé de 8 étages, le donjon dévoile un magnifique panorama sur la ville.

A l'intérieur des collections retraçant les évènements qui ont marqué l'histoire du château. De jeunes japonais endossent le costume de samouraï et sont tout excités à l'idée de se retrouver, le temps d'une photo, dans la peau de leurs héros les plus populaires...

Les habitants d'Osaka ont l'habitude de venir se promener dans l'immense jardin du château. Celui-ci est très fréquenté; les animations y sont nombreuses. Une photo sur fond du château est indispensable pour chaque famille... et même pour les jeunes mariés !! Mais surtout, en ce début de printemps, les Japonais apprécient particulièrement de venir piqueniquer en famille à l'ombre des cerisiers en fleurs: décidemment, les japonais sont très romantiques...!

Dōtonbori

Dōtonbori est une rue unique, longeant le canal du même nom, entre 2 ponts du quartier de Namba. Ancien quartier de plaisirs, Dōtonbori est célèbre pour ses restaurants et ses distractions. En fin d'après-midi, une foule compacte se presse ici : à Osaka, c'est là qu'on se donne rendez-vous.

Certaines enseignes lumineuses dont très célèbres :

Ezaki Glico dont l'enseigne, installée en 1935, représente un coureur passant la ligne d'arrivée. Celle-ci a été modifiée à plusieurs reprises pour célébrer des événements comme la Coupe du monde. C'est devenu un lieu de rendez-vous très courant à Osaka.

Kani Doraku Crab : Ce crabe de six mètres et demi se trouve sur la façade du restaurant de crabe Kani Doraku. Il est mécanisé et bouge ses bras et ses yeux. Construit en 1960, cette enseigne mécanique a été imitée de nombreuses fois, comme par exemple en calamar géant qui s'éclairait la nuit.

La cuisine japonaise

Cuisine japonaise

Déguster une authentique cuisine japonaise, réputée comme étant une des plus raffinées, variées et savoureuses au monde, représente un des attraits majeurs d'un voyage au Japon.

Evidemment, comme certains pourraient le croire, la cuisine japonaise ne se limite pas aux sushis… et si les Nippons sont parmi les plus gros consommateurs de poisson cru dans le monde, leur gastronomie ne s'arrête certainement pas là.
Elle présente au contraire une variété de plats et de saveurs qui, bien loin d'avoir à rougir des autres cuisines du monde, raffle chaque année toujours plus d'étoiles dans les guides de restauration les plus prestigieux.

Un dicton affirme que les Japonais "mangent avec leurs yeux"... Simple cliché ? Pas vraiment: obsédée par la présentation, à la limite du rituel, la cuisine nippone incite à la contemplation avant la consommation: pour un japonais, le plaisir est autant au niveau de l'oeil que du palais !
Cuisine japonaise


La cuisine japonaise est constituée de poissons, de riz, de nouilles, de légumes et d'algues, généralement assaisonnés avec des condiments locaux. La viande est souvent absente de la cuisine traditionnelle. Bien sur, ici on mange en utilisant des baguettes: s'en passer serait considéré comme grossier !

Les plats les plus typiques sont les sushis et sashimis, les nouilles, les plats à la sauce, ainsi que le tōfu. Les Japonais ont aussi importé des recettes qui ont été adaptées et sont ensuite devenues des classiques comme les fritures tenpura, le katsudon, le riz au curry ou les rāmen. Il existe également des boissons (thé, alcool de riz) et des pâtisseries (wagashi) typiquement japonaises.

Chaque repas est basé sur un plat de riz, une soupe et trois accompagnements. La soupe est le plus souvent un bouillon garni et parfumé. Les trois assiettes d'accompagnements sont généralement servies en petites quantités. La cuisine japonaise apporte une grande importance à la variété des goûts, des couleurs, et des formes de préparation.

Restaurants

Même si cela se fait de plus en plus, manger dans la rue est encore assez mal vu. Ce type de restauration a toujours été courant dans les fêtes et manifestations collectives; mais sous l'influence des jeunes, ce type de restauration rapide et économique, s'est aujourd'hui beaucoup répandu en particulier à Tokyo et Osaka.

Peut-être parce que les logements, assez exigus, ne permettent pas de recevoir chez soi, les restaurants sont très nombreux au Japon. Rien qu'à Tokyo, il y aurait environ 160.000 restaurants (soit 10 fois plus qu'à Paris), et 14 "3*" ce qui en fait la ville la plus étoilée du monde...! Ici la plupart des restaurants sont spécialisés dans un type de cuisine.

RestaurantDans les restaurants traditionnels, il faudra le plus souvent se déchausser, s'installer autour de tables basses et disposer ses vêtements sur des cintres pendus au mur...
Certains restaurants proposent la viande de Kobé, une viande persillée réputée pour sa saveur et sa tendreté mais qui, compte tenu de son prix, est vendue au gramme... et surprise, avec du pain !!

On trouve également au Japon de nombreux restaurants à thème, par exemple des restaurants Ninja.

Marché au poisson: Tsukuji

A Tokyo, professionnels comme particuliers s'approvisionnent en poisson à Tsukuji, le plus grand marché au poisson du monde…! 2.400 tonnes de poissons y transitent chaque jour ! Le choix est immense mais c'est le thon rouge qui tient la vedette. Installé depuis 1935, ce marché complètement chaotique semble anachronique dans le Tokyo d'aujourd'hui: il y a un projet pour le déplacer hors du centre ville, mais celui-ci fait l'objet de vives polémiques...

L'okonomiyaki

Au Japon, on trouve de nombreux plats régionaux: par exemple, l'okonomiyaki est une sorte de crêpe comprenant viande, poisson, fruits de mer et du chou. L'okonomiyaki est une spécialité d'Hiroshima, mais elle est également très appréciée par tous les Japonais.

Nous voici attablés au comptoir d'un restaurant typique d'Hiroshima; nous sommes prets pour assister à la réalisation des okonomiyaki que le chef du restaurant va réaliser devant nous :

  • D'abord, créer la base du plat avec une pâte à crêpe,
  • Ajouter des flocons de bonite, typiques de la cuisine japonaise,
  • Ajouter du chou préparé en fines lamelles,
  • Disposer sur le chou une tranche de poitrine de porc,
  • Déplacer l'ensemble sur la partie chauffante de la table,
  • Faire réchauffer des nouilles précuites, genre spaghettis,
  • Retourner la galette qui est en train de cuire,
  • Contrôler la cuisson des nouilles,
  • Retourner à nouveau la galette,
  • Presser les galettes,
  • Mettre chaque galette sur une portion de nouilles,
  • Préparer des œufs brouillés,
  • Mettre chaque galette sur un œuf,
  • Retourner l'ensemble,
  • Arroser de sauce Okonomiyaki, indispensable,
  • Ajouter un peu de salade,
  • Et voilà, l'okonomiyaki est prête: bon appétit…!

Les sushis

SushisLe sushi est un plat japonais composé d'un riz vinaigré combiné avec du poisson cru ou des fruits de mer. C'est, hors du Japon, un des plats emblématiques de la cuisine japonaise, alors que sa consommation n'est ici qu'occasionnelle. Le chef du Osaka Plaza va nous montrer que réaliser des sushis est vraiment très simple.

Le saké

Le sake est un vin de riz japonais. C’est un vin, et non un alcool distillé, donc son taux d’alcool maximum est d’environ 18%.
Il y a 2 sortes de saké : sec ou doux. Il peut être bu froid (servi entre 8 et 12°) ou chaud (servi à environ 30° ou même à 50° comme un grog...). A ne pas confondre avec le saké chinois, un alcool de riz beaucoup plus fort.

La cérémonie du thé

Maison du théPar son esthétisme raffiné, la sérénité qu’elle procure mais aussi par ses allures de rituel à l’aspect formel et codifié, la cérémonie du thé reflète parfaitement l’esprit japonais.

Développé vers la fin du XVe siècle sous l'influence du bouddhisme zen, ce cérémonial philosophique invite l'homme à se purifier en s'unissant à la nature.

Cérémonie du théC'est pourquoi, l'allée qui mène au pavillon dédié à la cérémonie passe au milieu des arbres et des fleurs et permet au visiteur d'accéder au premier stade de la méditation.

La cérémonie du thé se déroule sur la base de 4 principes intangibles :

  • l'harmonie,
  • le respect,
  • la pureté,
  • et la tranquillité.

L'hôtesse purifie les ustensiles en les essuyant avec un petit torhon, le fukusa, dans un ordre précis en présence des invités et les place ensuite dans ce même ordre. Le thé est alors préparé en silence par l'hôtesse: elle verse l'eau chaude sur le macha, thé vert réduit en poudre, dans le bol à thé et à l'aide du fouet, le fait mousser. Une fois le thé prêt, l'hôtesse ou son assistante offre le bol au premier invité qui le salue et tourne le bol pour éviter de poser ses lèvres sur sa face avant (ou partie noble) puis boit trois petites gorgées. Elle essuie ensuite le rebord du bol et le présente au second invité.

Les arts traditionnels

Koto

Le koto

La musique a toujours constitué un élément indissociable de la scène.

Importé de Chine au 8ème siècle, le koto est l’instrument emblématique japonais. Sa structure de cordes tendues sur une longue caisse de résonance le classe dans la famille des cithares. Il est joué dans les premiers temps à la cour impériale de Chine puis adopté par les moines musiciens dans les temples Bouddhistes. Peu à peu, il se popularise et devient l’instrument traditionnel du Japon.

Désormais, sa sonorité mystérieuse et sa facilité d’accord séduisent les musiciens occidentaux. Les compositeurs intègrent le koto dans leurs pièces contemporaines : cet instrument jusqu’alors simple instrument folklorique d’Asie de l’Est est désormais présent sur les scènes internationales.

Gagaku

GagakuPour l'essentiel, le théatre traditionnel s'est développé à partir de la danse mais sous différentes formes. Le Gagaku, caractérisé par ses chants longs et lents et par sa gestuelle de type chorégraphique, est le plus ancien des arts scéniques traditionnels au Japon. Il est présenté lors de banquets et de cérémonies au Palais impérial et dans les théâtres partout dans le pays.

Marqué par l’histoire politique et culturelle au cours de sa longue évolution, le Gagaku se transmet, comme par le passé, de maîtres à apprentis au sein du département de musique de la Maison Impériale.

Ainsi chaque élément étant fixé, les exécutants ne disposent d'aucune liberté d'improvisation ou d'interprétation, d'où le caractère rituel et cérémonial des représentations.

Kyogen

Kyogen

Le kyogen est une comédie traditionnelle japonaise qui dépeint la vie quotidienne. Il est par essence comique et satirique. Le rythme rapide des pièces de kyôgen se passe de musique, il n’y a pas de mystère à suggérer.

Dans la pièce à laquelle nous assistons, le maître a un problème: chaque fois qu'il s'absente, ses serviteurs en profitent pour boire son saké. Pour les en empêcher, leur maître a l'idée de leurs attacher les bras chacun à un bâton en bois. Ainsi rassuré, le maître quitte la maison: mais dès qu'il a le dos tourné et malgré leurs liens, les 2 compères arrivent à boire le saké en s'aidant l'un l'autre. Ceci provoque leur joie: ils dansent et se moquent de leur maître.

Bunraku

Bunraku

Le bunraku est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle où les personnages sont représentés par des marionnettes de grande taille. Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d'Ōsaka, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette.

Des hommes entièrement vêtus de noir, portant des gants noirs et le visage recouvert d'une coiffe complètement emboîtante qui les dissimulent. Un homme manipule les mains, un autre les pieds et la marche, un troisième le visage.

Geisha

Kyo-mai

Le kyo-mai est une danse élégante présentée par des maikos et geishas. Dans cette danse, on retrouve l'élégance et le raffinement des manières de la cour impériale.

Les gheishas portent des kimonos de soie dont les couleurs varient suivant la saison et l'âge. Peints à la main, ces kimonos sont très chers (5 à 6.000 euros). Le kimono est noué dans le dos par une large ceinture de soie; le nœud est fonction de l'âge de la geisha. Aux pieds, les geishas portent des chaussettes blanches et des sandales de bois plates.
Leur visage est entièrement fardé de blanc à base de poudre de riz. Le rouge à lèvres distingue les geishas des maikos: chez celles-ci, seule la lèvre inférieure est teinte.
Les coiffures des geishas sont des chignons traditionnels japonais. Elles sont faites chez un coiffeur spécialisé mais désormais beaucoup de geishas utilisent des perruques.

Les geishas sont soit indépendantes soit rattachées à une maison, sorte de famille dirigée par une patronne, où les anciennes font office de grande sœur pour les nouvelles et leur enseignent le métier. Les geishas sont célibataires et celles qui se marient doivent abandonner le métier.
Elles ne sont pas des prostituées, mais plutôt des hôtesses ou des dames de compagnie raffinées.

Conclusion

Mairie de Tokyo

Aujourd'hui, le Japon reste un grand pays moderne, à haut niveau de vie; il a réussi à maintenir une forte tradition dans un pays qui se maintient à la pointe du progrès.

Mais il doit faire face à des difficultés importantes :

  • sa population diminue et vieillit rapidement: le 1/4 de la population a plus de 65 ans, le taux de fécondité par femme est de 1,4 enfant (contre 2 en France) et sans pour autant que soit accepté le recours à l'immigration.
  • ses produits qui hier encore inondaient le monde entier sont devenus trop chers…

Pourtant, le Japon montre une étonnante résistance :

  • l'espérance de vie est une des plus fortes du monde,
  • Le secteur économique fait preuve d'une grande créativité,
  • la forte cohésion de la société a permis de faire face aux catastrophes du tsunami de 2011 ou de la centrale nucléaire de Fukushima.

Le Japon, qui a connu au siècle dernier de grandes heures de gloire, a aujourd'hui de grands défis à relever…